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Bulles d’air lors d’un essoufflement.

L’essoufflement lors d’une plongée peut avoir des conséquences dramatiques, car le plongeur à souvent le réflexe de gonfler au maximum ses poumons sans pour cela penser à les vider. Pour lui une seule obsession avoir toujours plus d’air, et souvent il ira même à penser qu’en enlevant son détendeur, il respirera mieux…

Du coup il risque de paniquer et remonter brusquement, risquant une surpression pulmonaire accompagné d’un accident de décompression.

Mais traité à temps, en se forçant à expirer au maximum pour chasser le CO2 et en remontant un peu, il sera possible de réussir à reprendre le dessus et de récupérer relativement rapidement. Car le mécaniqme de l’essoufflement est assez simple. Il est la manifestation respiratoire d’une intoxication au CO2.

Causes et facteurs aggravants à l’essoufflement :

    • La principale cause, toujours présente, est une expiration insuffisante, ou inefficace.
    • Le froid provoquant une augmentation du métabolisme : il sera nécessaire de produire plus de calories, et pour cela bruler plus d’oxygène. Ce qui produit en retour plus de CO2 : hypercapnie (première étape d’un essoufflement).
    • Des efforts musculaires (palmage contre le courant, agitation..) vont également augmenter la consommation d’O2. S’ils ne sont pas accompagnés et suivis d’une expiration forcée adéquate (c’est ce qu’on appel l’hypercapnie).
    • Un lestage trop important peut déséquilibrer le plongeur en plaçant le corps dans une position peut confortable, ce qui entraîner le plongeur à un effort supplémentaire dans les déplacements.
    • Une mauvaise forme physique ou mentale peut indiquer que l’organisme contient déjà beaucoup de gaz carbonique : l’hypercapnie est latente. L’essoufflement apparaitra beaucoup vite.
    • La peur a tendance à nous contracter, on se contracte on a tendance à respirer de manière plus saccadée. Le CO2 est moins bien expulsé des poumons et on s’essouffle donc plus facilement.
    • Un matériel défectueux, un détendeur trop dur par exemple, impliquera un effort inspiratoire supplémentaire, qui viendra s’ajouter à l’effort expiratoire toujours présent (quelle que soit la qualité du détendeur, il faut toujours forcer la résistance du clapet de sortie d’air). Une bouteille mal ouverte peut également faire des dégâts.
    • La profondeur est un élément très important. A 30 ou 40 mètres, un essoufflement survient en quelques secondes. Si on a pas immédiatement la présence d’esprit de vider ses poumons, il ne reste plus qu’à compter sur la vigilance du compagnon de palanquée le plus proche.
    • La mauvaise qualité de l’air contenu par la bouteille est aussi un facteur important. Elle peut apparaitre lors du gonflage par un compresseur défectueux ou une prise d’air du compresseur mal placée (prêt d’une cheminée ou à l’intérieur d’un local mal ventilé, etc..). Le CO (monoxyde de carbone), gêne considérablement le transport de l’oxygène par le sang (en fait, il prend la place de l’O2 dans le sang !).
    • Lors d’une descente rapide, on expire moins d’air qu’on en inspire (Mariotte). En effet, la pression change très vite et n’est plus la même à chaque étape du cycle respiratoire. On accumule donc de l’air sans presque le renouveler…

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Toujours en plongée, le volume sanguin se concentre plus dans les poumons (700 ml en plus), ce qui réduit un peu le volume interne des poumons, donc la capacité respiratoire. Du gaz sous pression contient plus de molécules par unité de volume, sa viscosité est augmentée, il est donc plus difficile à respirer.La réglementation professionnelle fixe un maximum de 9 grammes de gaz par litre, on a testé 15 à 18 g par litres (dans ce cas extrême, tout effort est déconseillé). L’hélium est intéressant dans un mélange par sa légèreté qui le rend facile à respirer. C’est plus pour lutter contre l’essoufflement que contre la narcose qu’on utilise l’hélium (Pas de narcose en plongée à saturation).

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Conduite à  tenir lors d’un essoufflement :

  • Si vous avez un essoufflement :
    • Si vous vous apercevez que vous aller faire un essoufflement (ce qui n’est pas évident), ou que vous en avez un, pensez surtout à BIEN SOUFFLER ! Forcez-vous à bien expirer (à fond) afin d’expulser un maximum de CO2 contenu dans vos poumons. Rappelez-vous que c’est un trop plein de CO2 dans vos poumons qui cause ce phénomène et pas un manque d’air.
    • Si vous n’arrivez plus à vous maitriser ou sentez que vous ne contrôlez pas assez la partie expiration, pensez à prévenir votre binôme si celui-ci ne s’en est pas encore aperçu. Faites le signe de l’essoufflement si possible sinon si votre binôme n’est pas trop novice faites en sorte qu’il vous regarde. Il va surement comprendre assez vite à la quantité de bulles d’air sortir de votre détendeur et à votre agitation. C’est aussi pour ça que l’on vous répète qu’il est important de ne jamais plonger seul.
  • Si vous êtes témoin d’un essoufflement :
    • Vous avez surement remarqué le chapelet de bulles qui s’échappe à intervalles réguliers (courts) du détendeur de votre binôme ou sa façon de s’agiter, plus rarement le signe indiquant qu’il a un essoufflement (à ce moment là le signe…). Alors remontez-le de quelques mètres, sans lui demander, en maintenant son détendeur en bouche. Il sera toujours temps de discuter après pour lui dire :
      « expire bien », « ça va ? ».
      La baisse de pression ambiante suffit en général à désamorcer un essoufflement, surtout si la victime cesse tout effort et pense à bien expirer.
    • L’ex-essoufflé fait signe « OK, tout va bien ». Le garder à l’oeil jusqu’au retour sur le bateau, on ne sait jamais. Ne pas hésiter à terminer la plongée si l’essoufflement s’est produit vers la fin de la balade. Dans tous les cas, éviter de redescendre aussi bas que la profondeur à laquelle est survenu l’incident. Surtout si celui-ci ne s’est pas produit suite à un effort.

 

Sources : L. Thelin et FFESSM

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